Consulat Général du Liban à Montréal

Données géographiques

Étroite étendue de terre située sur la côte est de la Méditerranée, le Liban, dont la superficie est de 10450 km2, possède une côte maritime de presque 200 km pour une profondeur terrestre variant de 40 à 65 km. Le territoire libanais se compose – en bandes longitudinales et parallèles – d’une plaine côtière comportant la majorité des grandes villes (la capitale Beyrouth au centre, Tripoli au Nord, Saïda et Tyr au Sud) d’une chaîne montagneuse verte et peuplée qui la borde (le Mont-Liban), dont les plus hautes cimes atteignent 3083m, d’une plaine intérieure fertile (la Béqaa), et d’une seconde chaîne montagneuse largement aride (l’Anti-Liban) qui constitue la frontière avec la Syrie.

 

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La population libanaise est estimée à près de 3.5 millions d’habitants.

La guerre du Liban (1975-1990) a forcé une grande partie des Libanais à l’exil, prolongeant ainsi une histoire d’émigration commencée à la fin du XIXe siècle.  C’est pourquoi l’on retrouve aujourd’hui des communautés d’origine libanaise dans la plupart des continents, et surtout dans les Amériques et en Afrique.  La population résidente est en rajeunissement légèrement croissant avec un taux de fécondité de près de 2.3 et une espérance de vie de près de 68 ans.

 

 

L’économie libanaise se caractérise par le fort rôle qu’y joue le secteur privé, par une part prépondérante prise par le tertiaire, et par une grande extraversion qui en a fait pour des décennies la plaque tournante de la région moyen-orientale.  Doté avant guerre d’une classe moyenne large et active, le Liban est aujourd’hui confronté au défi de relancer sa croissance économique tout en assurant une redistribution efficace du revenu national.

 

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Climat

Le Liban jouit d’un climat méditerranéen avec environ 300 jours d’ensoleillements par an.  Les hivers y sont doux et pluvieux, les étés longs et chauds.  Il ne pleut pratiquement jamais entre juin et septembre.

En montagne, l’hiver est rigoureux et il neige souvent.  Les stations de ski de Ouyoun Assiman, Laqlouq, Zaarour, Faqra, Faraya et les Cèdres ne désemplissent pas entre décembre et février.

 

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Données politiques et institutionnelles

« L’État du grand Liban »  a été proclamé en 1920, dans la vague des traités de l’après premier conflit mondial.  Il est alors placé sous mandat français.  En 1926, une constitution en fait une république parlementaire aux pouvoirs de facto distribués au prorata des principales communautés qui le composent.  En 1943, le Liban accède à l’indépendance et rejoint, au lendemain du deuxième conflit mondial, l’Organisation des Nations Unies et la Ligue des États Arabes, et dont il est également membre fondateur.  Le Liban, de par le délicat équilibre interne qui caractérise sa structure sociale et politique, et de par l’environnement régional conflictuel dans lequel il évolue, connaît une succession de crises.  En 1975, un conflit durable s’y installe pour une quinzaine d’années.  La guerre ravage le pays, et menace de remettre en cause ses fondements.  En 1989, un accord est trouvé qui met fin aux combats.  Le Document d’Entente Nationale dit Document de Taef, reprend et réaménage les grandes lignes de l’ancienne constitution dans le sens d’un plus grand partage du pouvoir.  Depuis 1990, le pays recompose son système politique et tente de remettre en état les bases de sa vie économique, tout en reconstruisant son infrastructure.

 

Le Président de la République est élu par le Parlement pour un mandat de six ans non renouvelables.  Le pouvoir exécutif est dévolu au Conseil des ministres dans sa collégialité : son président est désigné par consultations parlementaires avec le Chef de l’État.  Le Parlement, dont le mandat est de quatre ans, est composé de 128 députés répartis à égalité entre musulmans et chrétiens.  Le pays est en outre doté d’un Conseil constitutionnel et d’un Conseil économique et social.

 

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Brefs aperçus d’une immense Histoire – Repères chronologiques

 

3000-1680 av. J-C:

           Venus d’Arabie et de Mésopotamie, les Cananéens (plus tard dénommés « Phéniciens » par les Grecs) fondent l’une après l’autre les grandes cités du littoral libanais.

 

1680-1150 av. J-C:

           Querelles d’hégémonie sur la Phénicie (et ensemble de la Syrie). Égyptiens et Babyloniens, Hyksos et Hittites, se disputent, simultanément ou successivement, la domination du pays phénicien. 

 

1150-875 av. J-C:  

           Période d’Indépendance des cités phéniciennes.  Prospérité des fondations de colonies à travers la Méditerranée et jusqu’à la côte occidentale de l’Afrique.  Les Phéniciens introduisent l’alphabet en Grèce et diverses techniques et connaissances dans tout le monde méditerranéen.

 

875-333 av. J-C:

           Domination de la Phénicie par les empires orientaux (assyrien, babylonien puis perse).  Révoltes et répressions se succèdent.  Toutefois, un regain de vitalité économique et politique marque une partie de la période perse.

 

333-64 av. J-C:

           La conquête d’Alexandre le Grand marque le début de l’ère gréco-romaine qui va durer 1000 ans en Méditerranée orientale.  Métissages culturels féconds, sous les Séleucides.  Le centre  de l’hellénisme se déplace en Orient. 

 

65 av. J-C – 395 ap. J-C :

           Ère romaine. Grand essor économique et culturel des cités phéniciennes.

 

 

 

395-634 :

           Époque byzantine. La grande prospérité économique et la vitalité intellectuelle qui marquent la première partie de cette période sont contrecarrés pat les cataclysmes naturels, les luttes intestines et les incursions perses.

 

634-660 :

           La conquête arabe inaugure l’ère islamique.  L’originalité de race et de culture et la décadence de l’administration byzantine facilitent l’installation du nouveau régime sur les ruines de la domination impériale.  Réorganisation en « Junds » (zones militaires) et participation syro-libanaise à la création et à la conduite de la flotte islamique.

 

660-750 :

           Époque omeyyade.  Le califat s’établit à Damas.  Apparition dans la montagne libanaise des Mardaïtes, rebelles pro-byzantins.  Arabisation de l’administration et essor des lettres et des arts.  Les communautés chrétiennes participent activement à l’administration de l’État islamique et à la vie économique et culturelle.

 

750-1258 :

           Califat abbasside.  L’Empire islamique atteint l’apogée de sa grandeur autant politico-militaire que culturelle.  Mais les dissidences ethnico-confessionnelles le minent progressivement. Révoltes diverses au Liban. Installation, dans le pays, de différentes sectes de l’Islam Chiite.

 

1098-1291 :

           Les Croisades.  A partir du premier quart du XIIe siècle, les villes du littoral libanais feront partie du Royaume latin d’Orient jusqu’à sa chute à la fin du XIIIe siècle.  Découverte par l’Occident d’un Orient bien en avance.  Échanges d’idées et de techniques.  Ouvrages importants d’architecture militaire légués par les Francs en Orient.

 

1252-1516 :

           Époque des Mamelouks.  Raidissement de l’Orthodoxie islamique régnante dans le contexte de la lutte contre les Francs et les Mongols.  Dévastation du Kisrawan (région centrale du Mont-Liban) peuplé de chiites de diverses obédiences.  Les Maronites étendent leur présence multiséculaire du Liban-Nord vers cette région du Mont-Liban.  La destruction par les Mamelouks de ports libanais évacués par les Francs n’empêche pas la reprise des échanges commerciaux avec l’Occident.

 

1516-1918 :

           Domination ottomane.  Sous la férule des « valis » (gouverneurs), des familles notables (dont certaines sont en place depuis la période précédente) se partagent la gestion du territoire libanais actuel, réparti d’autre part, le plus souvent, entre deux vilayets (Saïda et Damas, Tripoli et Saïda…). Régies par un ensemble de règles hiérarchiques, leurs relations entre elles ne sont pas toujours pacifiques. Parfois, leurs rapports avec les « valis » connaissent également des périodes de tension.  La dynastie des Maan, puis celle des Chéhab, jouent un rôle important dans la cristallisation d’un profit politique du pays.

 

1590-1635 :

           Le règne de Fakhreddine II Maan marque une étape dans l’élaboration de structures proto-étatiques, la mixité intercommunautaire et le développement des villes et des infrastructures civiles et militaires.  Les relations qu’il noue avec le Grand Duc de Toscane le mettent au centre de projets européens anti-ottomans.  La désunion des puissances européismes concernées fait échouer ces plans.  Mais l’empreinte que ces relations laissent dans d’autres domaines (commerce, agriculture, travaux publics, architecture….) est remarquable.  Vaincu, l’Émir est finalement exécuté à Constantinople en 1635.

 

1830-1860 :

           L’occupation de la Syrie et du Liban par l’armée de Mohammad Ali, le « vali » dissident d’Egypte, la politique pro-égyptienne de l’Émir Béchir II Chéhab, intervenant sur fond de développements démographiques et socio-économiques, fragilisent les relations entre Druzes et Maronites de la Montagne.  Une période de troubles civils s’en suit (1840-1860) qui s’ouvre sur la défaite de Mohammad Ali et la fin du règne des Chéhab.  Le confessionnalisme s’impose comme règle de gouvernement de la Montagne et, encouragée par l’affaiblissement général  de l’Empire ottoman, l’immixtion des Puissances européennes dans les affaires de la Montagne épouse, en gros, en les exacerbant, les clivages communautaires.  Agissant au nom de l’Europe, Napoléon III envoie son armée au Liban, au lendemain des massacres de 1860.

 

1861-1918 :

           La période de la « Motassarrifiya »  autonome du Mont-Liban rétablit l’unité de la Montagne (rompue, depuis une quinzaine d’années, par le système de deux Caïmacamats), mais en consacrant la règle de la représentation communautaire.  Ce régime confirme aussi l’influence des consuls européens.  La Montagne connaît un demi-siècle de paix.  Cette période voit se former la revendication - et aussi l’ébauche institutionnelle – d’un « Grand-Liban » qui verra le jour au lendemain de la première guerre mondiale.  On y enregistre également le début de l’émigration libanaise, surtout vers l’Égypte et le Nouveau Monde.  De là, mais aussi de l’intérieur de leurs pays, les Libanais contribuent substantiellement à la « Renaissance » des lettres et de la langue arabes et à l’ouverture des sociétés arabes aux voleurs de la modernité occidentale. 

 

1918-1943 :

           Fin de la domination ottomane. Occupation franco-britannique du Levant, puis « mandat » français en Syrie et au Liban.  Proclamé en 1920, l’ »État du Grand Liban » devient « la République Libanaise » en 1926.  Le jeune État parachève assez rapidement ses institutions.  Commencé au XIXe siècle, le développement de l’enseignement se poursuit.  Les carences de l’administration mandataire et la dégradation de la situation économique favorisent, au cours des années 1930, un rapprochement politique islamo-chrétien.  L’idée d’un « pacte national » fraie son chemin et la revendication de l’indépendance se fait de plus en plus énergique.  Celle-ci sera imposée en 1943, portée par une conjoncture internationale favorable et un immense mouvement populaire.

 

1943-1975 :

           Période de grand essor économique et culturel.  Beyrouth se taille un rôle de capitale financière et de centre culturel du Proche-Orient.  Le Liban arrive souvent à s’affirmer comme acteur d’importance sur la scène régionale.  Cependant, les suites de la guerre de la Palestine, en 1948, l’instabilité politique des pays voisins, la polarisation régionale imposée par la guerre froide, se conjuguent avec les disparités inhérentes au développement socio-économique du pays pour rendre plus fragile encore u système politique qui restait loin de recueillir les suffrages de toutes les parties (communautaires et autres) concernées.  La défaite arabe de juin 1967, suivie de la montée de la Résistance palestinienne, qui ne tarde pas à s’implanter principalement au Sud-Liban et dans les camps de réfugiés, déclenche un processus de déstabilisation que les inquiétudes des uns et les revendications des autres rendent pratiquement irréversible.

 

1975-1990 :

           1975-1990 : Une série de conflits où se condensent des confrontations régionales et des luttes intérieures dévaste le pays.  Commencée par des affrontements épousant, en gros, la ligne de clivage intercommunautaire et où les organisations palestiniennes jouent un rôle de premier plan, la guerre évolue, surtout après 1984, vers des luttes sanglantes d’influences opposant de parties réputées du même bord.  L’entrée dans le pays, en 1976, d’une « Force de Dissuasion Arabe » avait réussi à imposer une paix relative pendant un peu plus d’un an.  Mais les affrontements reprennent.  Un tournant en est l’invasion israélienne de 1982 (précédée, en 1978, par une occupation partielle du Sud) qui culmine avec le massacre de plusieurs centaines de Palestiniens et de Libanais dans les camps beyrouthins de Sabra et Chatila.  Enfin, à la suite d’un dédoublement du pouvoir exécutif et d’affrontements très graves, la violence est progressivement résorbée aux termes de l’Accord de Taef, conclu en 1989m dans un climat de consensus arabe et international.  De cette longue tragédie le pays sort démoralisé et exsangue.  Outre les destructions matérielles immenses et le retard accumulé sur le plan du développement, la guerre a coûté la vie à 150000 personnes, fait des dizaines de milliers de grands blessés et de handicapés, provoqué l’expulsion de leur foyer de près d’un quart des Libanais, expatrié un nombre équivalent comportant une proportion très élevée de jeunes cadres du pays.

 

1990-----

           Pacifié, le pays lance un processus complexe de réformes et de reconstruction.  Nombre d’objectifs (réforme constitutionnelle, rénovation et élargissement des infrastructures publiques et refonte de certaines institutions, réintégration de leurs foyers par la majorité des familles déplacées….) sont déjà réalisés.  Cependant, les séquelles sociopolitiques de la Guerre, de même que l’insuffisance évidente de l’aide internationale, rendent plus lourd, pour les moyens du pays, le fardeau de la reconstruction.  Les aléas du processus de paix au Moyen-Orient entravent les perspectives de reprise économique. Il reste que les efforts déployés et les mesures prises pour encourager les investissements et sortir l’économie du marasme ne fléchissent point. 

 

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Le Liban, une vocation culturelle

 

Le Liban, terre de l’Alphabet et des mythes

 

Au premier millénaire avant J-C, les Phéniciens, navigateurs réputés et commerçants avisés, établissaient le premier « Alphabet » composé de 22 lettres phonétiques.  Aussitôt adopté et perfectionné par les Grecs, transmis ensuite aux Romains, il devait être à l’origine de tous les alphabets occidentaux.

Cependant, en même temps que ces lettres phonétiques, les Phéniciens créaient aussi les premiers mythes.  En effet, Cadmos, qui s’embarqua à la recherche de sa sœur d’Europe enlevée par Zeus, répandit cet Alphabet et fonda Thèbes cité d’Œdipe et de sa tragique descendance.

 

 

Beyrouth, la très belle

           L’ancienne « Beryte » ou « Bérytus », cité marchande du monde romain, est aussi un phare intellectuel. Ville de Phénicie mentionnée depuis le milieu du IIe millénaire, elle devient sous Auguste, en 15 av. J-C, une colonie romaine sous le nom de « Colonia Julia Augusta Felix ». A partir du IIIe siècle de notre ère, Beyrouth possède ne École de Droit romaine réputée et qui rivalise avec celles de Rome et de Byzance. 

Réduite en un amas de ruines suite au séisme de 551, la ville, bien que reconstruite par Justinien, ne retrouve pas son antique éclat.  Il faudra attendre le XIXe siècle pour voir de nouveau Beyrouth recouvrer son rayonnement culturel et devenir un laboratoire de la modernité.

           En effet, ce qu’on appellera la Renaissance, an-Nahda, trouve sa terre d’élection au Liban.  Propice au mariage des sensibilités les plus diverses et à l’inculturation des idées novatrices, la métropole libanaise commence, dès le XIXe siècle à dessiner les contours de son destin intellectuel : missions étrangères, imprimeries, traductions, fondations et collèges divers dont sortiront l’Université Américaine et l’Université Saint-Joseph des Pères Jésuites.  Trois noms de lettrés dominent la période : Nassif al-Yazigi (a800-1871), Ahmad Faris al-Chidiaq (1804-1887) et Boutros al-Boustani (1819-1883).

           La « Nahda » brûle les horizons et, entre 1888 et 1929, 52 journaux arabes, en majorité littéraires, voient le jour à New York.  Cependant les écrivains du « Mahjar » (émigration) s’expriment parfois enanglais, tels Gibran Khalil Gibran, Mikhaïl Naaymeh et Amine Rihani.

           Dans l’entre-deux-guerres, des Libanaise entament une « Deuxième Nahda » (an-Nahda al-Thaniya) ou « Rénovation » (al-tajdid).  Mais c’est au milieu des années cinquante que Beyrouth connaîtra, outre un essor économique remarquable, un indéniable rayonnement culturel. Elle sera l’espace où s’exprimeront toutes les modernités culturelles du monde arabe, littéraires et artistiques.  Des revues littéraires permettront à la poésie arabe moderne d’entrer dans une nouvelle phase.

 

Le Liban, terre du livre

           Au XVIe siècle, fut installée au couvent maronite Saint-Antoine Qozhaya, la première imprimerie du Moyen-Orient. Y furent imprimés les premiers livres en caractères syriaques.  Au XVIIe siècle, l’imprimerie prit son véritable essor au couvent Saint Jean-Baptise à Khonchara.  En 1848, les Jésuites créèrent l’Imprimerie catholique qui demeura, jusqu’à sa récente fermeture en 1998, un grand centre d’édition au Moyen-Orient.

           Le Liban a lancé nombre de peintres, d’écrivains et de musiciens issus des pays arabes voisine : il attire, cristallise, promeut des talents du Levant arabe et imprime les livres de ses écrivains.

           Premier consommateur, et également premier producteur de livres francophone en Asie, principal fabricant et exportateur de livres en langue arabe, organisateur de plusieurs salons du livre – dont le « Festival International du Livre », le « Salon du Livre Arabe », le salon francophone « Lire en français et en musique » - qui connaissent un succès grandissant, le Liban est une plate-forme culturelle d’importance.

 

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Le Liban, une aptitude innée au dialogue

 

Le Liban, un pacte millénaire de vie commune

 

           Pays biblique maintes fois cité dans le texte sacré et célébré dans le « Cantique des Cantiques », Terre Sainte chrétienne pour avoir été le seul pays, en dehors de la Palestine, à avoir accueilli le Christ, littoral islamisé dès les premières décennies de l’Hégire, le Liban, lisse et strié, où le grand imam musulman de Baalbeck Al-Ouzaï prêchera la tolérance (IIe siècle de l’Hégire), a toujours été une terre d’accueil pour les grandes religions et abrité leurs sectes.  Douze communautés chrétiennes (les maronites, les grecs orthodoxes, les grecs catholiques, les arméniens orthodoxes, les arméniens catholiques, les syriaques orthodoxes, les syriaques catholiques, les assyriens-nestoriens, les chaldéens, les latins, les protestants et les coptes), cinq communautés musulmanes (les sunnites, les chiites, les druzes, les alaouites et les ismaéliens) et la communauté israélite sont reconnues par l’État et ont le droit d’exercer leur juridiction propre dans le domaine du statut personnel et d’avoir leurs écoles.

           Par ailleurs, au carrefour de trois continents, l’Europe, l’Asie et l’Afrique, mais ayant ses propres austérités géographiques, le Liban est le point de rencontre et de confrontation de peuples, de civilisations et de langues.  Les vagues d’immigration successives d’une même souche venaient y faire voisiner et interagir leurs différences.  Au risque de voir son identité menacée et déchirée, il a toujours tenu le pari de la diversité culturelle et en a tiré sa vitalité et son dynamisme.  Il n’est donc pas étonnant qu’il ait tenu à inscrire dans le préambule de sa Constitution : « Tout pouvoir contredisant le pacte de vie commune est illégitime ».

 

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La Francophonie au Liban

 

           Pour le Liban, l’Arabe est plus qu’une langue, c’est un univers de valeurs et un espace culturel identitaire.  Toutefois, cette appartenance ne méconnaît pas la pluralité de son contexte linguistique (français, arménien, anglais, etc…). Et si l’arabité est un tronc commun obligatoire de l’identité libanaise, la francophonie y joue le rôle d’un constituant supplémentaire et s’inscrit, tout comme l’anglophonie et d’autres langages, dans le cadre d’une ouverture aux cultures du monde

           Depuis le milieu du XIXe siècle, le Français est devenu la première langue étrangère au Liban.  Une majorité des élèves libanais sont scolarisés dans des écoles francophones ou à vocation francophone.  Une quinzaine d’écoles préparent leurs élèves aux épreuves du baccalauréat français, et plusieurs universités, dont l’Université Libanaise – institution d’État – proposent un enseignement et des programmes de recherche en français.

           Tant dans la presse écrite que dans les radios et la télévision, le Français occupe une place substantielle. Un quotidien et une douzaine de périodiques très variés, des revues universitaires et académiques sont publiés en français.  Une radio et une télévision officielle, à côté de stations privées, proposent des programmes en français.  Plusieurs maisons d’édition commerciales possèdent des collections francophones auxquelles il faut ajouter les publications universitaires.

 

 

* Textes tirés de la brochure officielle du  Sommet de la Francophonie, publiée par le Ministère de la Culture du Liban.

 

 

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